À ce jour, on a recensé 17 cas de fièvre hémorragique à virus Ebola confirmés en laboratoire et notifiés dans les zones sanitaires de Mweka et Luebo de la province du Kasaï occidental, au côté des confirmations d’autres pathologies associées à cette flambée, dont la typhoïde et Shigella dysenteriae type 1. Le dernier cas confirmé de fièvre à virus Ebola est décédé le 22 septembre dans l’unité d’isolement mise en place par MSF à Kampungu et il a été enterré dans les conditions requises de sécurité sanitaire. Des laboratoires mobiles, installés par des spécialistes des Centers for Disease Control and Prevention (CDC, Etats-Unis d’Amérique) et de l’Agence de santé publique du Canada dans deux des villages affectés, permettent aux équipes sur le terrain de faire des diagnostics rapides et précis des nouveaux cas suspects en deux à six heures.
Les équipes sur le terrain s’attachent à rompre la chaîne de transmission et continuent de surveiller les nouveaux cas suspects dans les unités d’isolement et de rechercher les contacts. Les autorités sanitaires nationales mettent en place des mesures rigoureuses de lutte contre l’infection dans les centres de santé et les hôpitaux de la zone affectée, afin de réduire le plus possible le risque de contagion pour le personnel soignant. Des informations et du matériel de formation sont préparés et transmis aux autorités sanitaires provinciales dans tout le pays au cas où on trouverait d’autres cas en dehors de la zone touchée actuellement.
Les autorités sanitaires de la zone affectée travaillent en étroite collaboration avec des spécialistes de la mobilisation sociale et des équipes de communication élaborent des messages d’information essentiels à l’intention des communautés locales. Les journalistes préparent des séquences radiophoniques à diffuser sur la prévention de l’infection à virus à Ebola et ils donnent aux communautés des informations sur la façon de reconnaître les premiers symptômes et d’alerter les autorités concernées. On estime que ces messages radiophoniques couvrent 60 % de la population locale.
Les équipes de communication travaillent également avec les groupes locaux de la société civile, associations de femmes et de jeunes, églises, unités militaires, écoles et marchés, pour couvrir le plus largement possible la population. Ces activités sont essentielles pour alerter les communautés sur le risque de transmission, tout en réduisant parallèlement la panique et les sentiments d’angoisse qui s’associent fréquemment aux flambées de fièvres hémorragiques virales.
Des enquêtes rétrospectives sur les dossiers hospitaliers sont en cours pour déterminer comment la flambée a progressé dans sa phase initiale et établir sa propagation dans les tout premiers mois.
Post-Scriptum
Historique :
Le virus Ebola porte le nom d’une rivière près de la ville de Yambuku, (région de l’Équateur), au Zaïre, où ce microorganisme fut isolé lors d’une épidémie qui débuta le 1er septembre 1976 à l’hôpital de cette localité. Entre le 1er septembre et le 5 novembre 1976, 318 personnes contractèrent le virus Ebola et 280 en moururent.